Venez admirer une magnifique gravure de Zao Wou-ki à la médiathèque ! 

Ce mois-ci le Centre d'Art Le Lait, grâce à son artothèque nous prête une oeuvre d'art du célèbre Zao Wou-Ki. 

Vous pourrez admirer cette gravure sur les cimaises de la médiathèque jusqu'au 31 août.  

Zao Wou-Ki est né le 1er février 1921 à Pékin dans une famille chinoise cultivée, sa famille appartenant à la très ancienne dynastie Song.  Il a étudié à l'Ecole des Beaux-Arts de Hantsgshou, dès l'âge de 15ans, il apprend d'abord le dessin, puis la peinture. Le matin, il étudie l'art académique occidental et l'après-midi, la peinture chinoise traditionnel. Devenu professeur, il enseigne dans ce même établissement et expose ses œuvres à Shangaï en 1946.

En 1949, il émigre à Paris dans le quartier de Montparnasse, immédiatement, il visite les musées, notamment le Louvre et prend part pour la première fois à une exposition de peintres chinois à Paris. Il fréquente l'Atelier d'Othon Friesz à l'Académie de la Grande Chaumière et l'Ecole des Beaux-Arts. Très admiré par le poète Henri Michaux, Zao Wou Ki expose ses peintures au Musée Cernuschi tandis que PicassoMiroGiacomettiSoulagesLéger et Villon le félicitent pour son talent. "J'ai eu beaucoup de chances, raconte-t-il, car en 1949 j'ai rencontré Henri Michaux qui m'a encouragé et m'a présenté des marchands de tableaux."

Laissant de côté l'influence de Matisse et de Picasso, Zao adopte un modèle original basés sur ses propres racines chinoises ajustant les signes calligraphiques aux lignes poétiques de Paul Klee. Abandonnant l'art figuratif des paysages et des natures mortes, de petits personnages commencent à apparaître, tracés sur des surfaces planes. En 1951, au cours d'un séjour à Venise, son œuvre figurative va basculer vers l'abstraction. "J'ai voulu échapper aux limites du choix du sujet. Dans l'abstraction, ma liberté est plus grande. Giacometti qui était mon voisin a regretté ma décision."

Il travaille ensuite sur la forme, à partir de 1954-55, et choisit d'exprimer la nature en sa plénitude, et en une véritable vision chinoise du monde. Forme, couleur, lumière, tout s'abstrait pour se transformer en nuages, vagues, paysages. "C'est à partir de 1954 que je suis devenu, comme on dit, un peintre abstrait. Je n'ai pas cherché à l'être. Le problème d'abstraire ma peinture de l'influence de la réalité s'est imposé comme une nécessité", dit-il.

Dès les années 1960, l'artiste obtient une renommée internationale grâce à de multiples expositions dans les grands musées et galeries du monde, notamment aux USA et au Japon. Ses expositions lui  ont permis de diffuser largement son œuvre et de toucher un public varié. Il est naturalisé français en 1964.

Sa peinture est curieuse, à la fois douce et tourmentée, tantôt froide tantôt réconfortante selon les couleurs employées. Comme chez Turner, il y a souvent une grande couleur dominante, qui peut être le bleu gris, le jaune ou le rouge. Il y a le plus souvent un motif tournoyant qui semble mouvoir cette masse de couleur, qui connaît des irrégularités, des éléments qui viennent la compléter, lui donner du relief ou la briser par touches. Les éléments, minutieux, rappellent assez franchement Paul Klee ; et ça n'est pas un mystère, puisqu'on sait qu'il l'a très bien connu et qu'il s'en est inspiré.

Zao Wou-ki ne produit plus mais son travail continue d'être exposé (2003 Rétrospective à la galerie du Jeu de Paume et en 2008 Exposition à la Bibliothèque Nationale de France et au Musée de l'Hospice Saint-Roch à Issoudun.). Zao Wou-Ki est aujourd’hui un des peintres préférés des Français.

Considéré comme un grand maître de l'abstraction, Zao Wou Ki a indiqué qu'il était principalement intéressé par l'unité de toutes les choses imprégnées néanmoins de poésie profonde. A travers son oeuvre, il réussit la synthèse entre les moyens techniques de son héritage extrême-oriental, et l'ambition plastique et poétique de l'abstraction lyrique occidentale.

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